Hello from Ghana : perdue dans les rues et les lieux historiques

Sur la place de la Liberté et de la justice, Credit Photo: Zeinabou Bagayoko

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J’ai fait un voyage de Bamako à Accra. Dans mon article précédent, je racontais les coulisses de mon voyage et sur celui-ci je raconte le reste.

Sur la route reliant Kumasi à Accra, j’ai découvert beaucoup de choses et j’ai fait mon analyse de ces découvertes. Arrivée à la Côte de l’Or (nom du Ghana pour ses richesses en or avant d’être exploité par les colons britanniques) je me suis aventurée dans les rues, j’ai déniché des lieux symboliques et je vous en parle…

Sur cette route serpentée qui me parait interminable, qui semble n’avoir pas de fin, je flirtais avec mes deux amants (bic, crayon), en me laissant charmer par tout ce que je voyais. J’étais tombée en amour pour ce pays. Au fur et à mesure que le bus avançait, j’avais l’impression que la capitale (Accra) n’était plus très loin (ce qui en réalité n’était pas le cas). Chaque village avait son petit paradis, j’ai remarqué que la grande majorité des villages du Ghana étaient totalement indépendants de la capitale car disposant eux-mêmes de toutes les infrastructures nécessaires pour ne pas vivre au dépend de la capitale. Les villages avaient leurs propres hôpitaux, leurs écoles, leurs lieux de culte, des banques, des maisons spacieuses et luxueuses avec une architecture héritée de la colonisation britannique et que les villageois ont récupérés en leur manière. Et je me dis que c’est cela le développement ! Malgré l’immensité du territoire ghanéen, les villages vivent bien et mettent en valeur leurs ressources naturelles.
Arrivée à Accra, j’ai d’abord cru me trouver aux États unis, j’ai tout de suite apprécié la rigueur des automobilistes dans la circulation, il y avait aussi de hauts building,  la ville est sacrément propre. Aux populations, focus sur leurs occupations, chacun cherchant à survivre. La société Ghanéenne a attiré mon attention dans le sens où hommes et femmes sont tous industrieux, engagés pour le développement de leur pays, on constate un patriotisme sans pareil qui explique là où ils sont de nos jours.
Je me suis aventurée dans les rues, pour bien profiter il faut prendre le Trotro (transport en commun), ils sont doués pour vous faire faire le tour d’Accra à moins de 10 Cedis. Je suis allée dans les lieux connus (ou non) pour démystifier cette ville qui est si grande.

Moi dans le Trotro( transport en commun)

J’ai d’abord visité Accra Mall, un centre commercial où chaque personne peut trouver ce qu’elle cherche (supermarché, restaurants, points de beauté, voitures, téléphones, cinéma etc…) Ma visite là-bas a coïncidé avec un mardi, heureusement car le mardi, dans tous les restaurants de la ville si vous achetez une pizza on vous en offre une autre et c’était un régal. Ensuite je suis allée sous les ponts un peu en face d’Accra Mall pour prendre des photos montrant ce moyen urbain et moins populaire dans les pays africains francophones : le graphite

Dans les rues d’Accra

 

Toujours dans les rues d’Accra

Jamais sans mon calepin et mon bic

Après cela, direction le Mémorial Kwame Nkrumah pour en savoir plus sur l’Histoire du pays et cet illustre icône du panafricanisme, précurseur de l’indépendance du Ghana non moins ancien président du Ghana. Lors de la visite, j’ai interviewé Monsieur Mohamed Awell Yigan, le guide touristique du Mémorial Kwame Nkrumah (l’intégralité de l’interview dans un nouvel article). Il nous a édifié sur le choix du dit parc pour le dédier à Kwame Nkrumah. Sont aussi exposés là-bas les tombes du couple Nkrumah (lui et sa femme Fatiya Nkrumah), ses livres, ses photos prises lors de ses tournées en tant que président et lors de son exil en Guinée, ses effets personnels comme ses bic, son bureau, le téléphone fixe, les meubles, ses habits, les livres qu’il a écrit, sa voiture et le cercueil dans lequel il fut transporté. Deux statues de l’homme y sont également.

Le monument de Kwamé Nkrumah au Mémorial portant son nom, c’est ici qu’il aurait annoncé l’indépendance du Ghana

Après avoir écouté avec passion toute l’Histoire du mémorial, je suis allée à la place dédiée à la Liberté et à la Justice, qui a été construite en 1957 et qui s’appelle ‘’Place of Freedom and Justice’’. Cette place représente la liberté et la justice lors de l’indépendance. Elle signifie que tous les Ghanéens, hommes, femmes, jeunes et vieux ont le droit de jouir de la vie, de la liberté et de la possibilité de poursuivre le bonheur comme ils l’entendent. Cette place, qui fait face à la place de l’indépendance, est tout aussi symbolique pour les Ghanéens. J’ai interviewé le guide touristique des lieux qui nous a enmené sur la toiture (ce qui est une faveur car c’est normalement réservé  aux délégations officielles, nous étions les premières maliennes à avoir accès à ce lieu !) longue de 8 étages de 10 marches.

 

A la place de la Liberté et de la Justice

Au sommet de la Place de la Liberté et de la Justice

 

Après cette journée riche en apprentissage, j’avais l’impression de m’endormir moins bête et j’aime l’idée de raconter cette aventure.
Tout au long de mon séjour, je vous ferai découvrir d’autres lieux qui me semblent importants à partager. Je vous raconterai aussi comment j’essaie de m’adapter dans ce pays en tant que francophone, et j’écrirai aussi mes aventures quotidiennes.

L’intégralité de l’interview dans le prochain article.

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